John Paul JONES THE THUNDERTHIEF

John Paul JONES THE THUNDERTHIEF

THE THUNDERTHIEF

Leafy Meadows

Ca commence par une entrée tonitruante à la basse, on se croirait de retour dans Zooma mais on déchante bien vite, une succession de plans foireux typés jazz rock seventies (remember Blow by Blow ?) nous fait revenir sur la terre ferme et Leafy Meadows s'écoule jusqu'à son terme non sans qu'on ait eu l'envie de l'abréger avant.

The Thunderthief

Toujours autant de basse, voici le premier titre du CD où Jonesy chante (sussure avec un mouchoir sur le Shure ?) une ritournelle d'écolier, l'orgue Farfisa apporte beaucoup dans l'ennui que suggère ce titre. Deux points positifs, malgré tout, le solo de guitare wah wah et la batterie efficace sauvent le morceau éponyme.

Hoediddle

Enfin de la musique potable, la guitare aérienne nous offre une intro magnifique puis la basse et la batterie nous amènent dans un groove excitant jusqu'à ce qu'un rythme celtique vienne un peu dégonfler le morceau. Entendons-nous j'aime la musique celtique et John Paul Jones la joue excellement mais là c'est un peu surprenant dans la trame du morceau.

Ice Fishing at Night

Le retour du fils de la revanche sur Jimmy Page et Robert Plant !!! Ice Fishing at Night est romantique à souhait, la voix si particulière de Jonesy (on dirait qu'il chante les dents serrées) passe ici très très bien. Ce morceau qui rappelle fortement "No Quarter" sera, je le pense, apprécié à sa juste valeur par les fans du Zep et même un plus large public.

Daphne

John Paul Jones fait yes pendant qu'une femme (Daphne ?) lui répond hello... Allez directement à la case six !

Angry Angry

Belle intro vite gâchée par la voix de Jonesy qui fait Angry Angry, ceci est la contribution au punk de l'ex bassiste de Led Zeppelin ; Ca m'arrache un sourire malgré la médiocrité musicale car en 1977, en pleine apogée punk, les solos de claviers de trente cinq minutes tels qu'il les jouait à l'époque étaient l'exact antithèse de ce mouvement ! Heureusement la guitare d'Adam Bomb arrache tout sur son passage pour sauver un peu Angry Angry du massacre. Enfin, le copain qui lui a fait découvrir les Ramones à l'occasion de la mort de leur leader Joey aurait du le prevenir que les morceaux punks ne duraient jamais plus de deux minutes trente. Muni d'une zappette, passons vite au 7.

Down to the River to Pray

Jolie balade qui nous emmène dans la verte Erin. Avec un soupçon d'"Amazing Grace" dans l'Irish Stew ? Tiens, ça me donne envie de boire une guiness !

Shibuya Bop

Retour au jazz rock pénible... Je n'accroche pas du tout. J'appuie sur forward... pas mieux... reforward... aïe aïe aïe... rereforward... je ne dois pas être assez large d'esprit.

Freedom Song

Je connaissais le Chicago blues, le blues du désert, Jonesy me fait découvrir le blues des geishas. Magnifique mais trop court.

Je tiens à vous signaler que j'ai réécouté l'album plusieurs fois pour être bien sûr de mon coup. Je me disais : "quand même, c'est un ex led zep, ce n'est pas possible !" Mais je me rendis à l'évidence, certains passages de l'album frisent le ridicule surtout "Daphne" et "Angry Angry", sont même pénibles comme "Leafy Meadows", "The Thunderthief" et"Shibuya Bop". Heureusement, "Ice Fishing at Night", "Down to the River to Pray", "Freedom Song" et dans une moindre mesure "Hoediddle" sauvent la mise.

Trois titres et demi sur neuf est-ce suffisant aux amoureux de la musique zeppelinienne ? Et je n'ose même pas imaginer ce que vont en penser les autres. peut être que les amateurs de King Crimson y trouveront leur compte...

Je ne suis pas devin (encore que...) mais je peux prédire que bouche à oreille aidant, cet album se retrouvera dans les bacs à soldes dans six mois. Tous mes espoirs se reportent désormais sur le prochain album des Sensations.

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